Avec son exposition De rêver encore, organisée à l’occasion de la Saison Méditerranée et dans le cadre du Bicentenaire de la Photographie 2026-2027, Youssef Nabil est le premier artiste contemporain à investir les salles orientalistes du musée d’Orsay. L’occasion de mettre en perspective ses œuvres avec celles, historiques, des courants esthétiques qui l’ont profondément influencé, tels l’Orientalisme ou le Symbolisme.
À tout le moins, l’intitulé de l’exposition de Youssef Nabil (1972) au musée d’Orsay est-il explicite : ce que l’artiste franco-égyptien y montre n’a pas grand chose à voir avec une quelconque réalité tangible. Certes, on y trouve parfois l’un ou l’autre élément qui évoque son pays natal (un hiéroglyphe, une pyramide), mais ce sont là simplement des signes de ce qu’on pourrait appeler une ‘‘orientalité’’. C’est-à-dire, comme ont voulu nous le faire comprendre les commissaires Sylvain Amic et Nicolas Gausserand, une construction imaginaire au second degré de l’Orient.