Afrikaanse kunst

Art africain : le vrai du faux

Reflet d’une Afrique originelle, l’art africain captive les regards. Masques, statues, objets rituels et art actuel traversent les frontières pour nourrir la demande occidentale. Invariablement, ce qui suscite la convoitise s’accompagne de quelques dérives. L’occasion de nous intéresser à la question du faux dans l’art africain, ancien et contemporain. Phénomène marginal ou danger croissant ? Une question de segment.

TEXTE : Gwennaëlle Gribaumont

La fascination de l’Occident pour l’art africain a offert aux faussaires de nombreuses occasions d’alimenter le marché d’une palette nuancée de pratiques trompeuses. Mais avant d’observer le phénomène, une première balise s’impose : la définition d’un faux en art africain ancien. C’est Didier Claes, marchand et spécialiste de l’art classique de l’Afrique centrale qui pose le cadre : « Si un objet authentique est un objet sculpté par un sculpteur traditionnel avec une vocation rituelle, le faux est pour sa part un objet déconnecté de ses usages et de son contexte, produit à des fins commerciales, dans le seul but de tromper.