Lee bul

Lee Bul, à corps perdu

De ses premières performances aux architectures imaginaires, Lee Bul examine les transformations du corps et du monde. L’exposition que lui consacre le M HKA d’Anvers permet de suivre ce parcours à travers plus de 150 œuvres. Parmi elles, Cyborg W6 concentre ses questionnements dans une silhouette androïde, troublante et saisissante.

TEXTE: Gwennaëlle Gribaumont

Lee Bul (1964) est née en Corée du Sud. Fille de dissidents, elle grandit sous la dictature militaire, tandis que le pays se modernise à vive allure. Elle étudie la sculpture à Séoul, mais c’est d’abord son corps qu’elle met en scène, dès la fin des années 1980. Vêtue de costumes hérissés d’excroissances organiques, elle parcourt les rues. Les passants s’arrêtent ou se détournent, peu importe, ils font partie intégrante de la performance et nourrissent son enjeu.