À Knokke-Heist, une exposition propose de relire l’itinéraire de Luc Peire, un artiste passé d’un expressionnisme tellurique à une abstraction verticale, vibrante et profondément humaniste. Son geste tient précisément à cela : la figure ne s’efface pas, elle se mue en ligne, en rythme, en élévation.
Né à Bruges et décédé à Paris, Luc Peire (1916-1994) a traversé le XXe siècle avec une constance rare. Celle d’un peintre qui, parti de la figure, n’a cessé de la réduire, de l’élancer, de la spiritualiser, jusqu’à faire de la ligne verticale le signe presque métaphysique d’une présence humaine. À Knokke, où il possédait sa maison et son atelier devenu aujourd’hui le Peiremuzee, l’exposition organisée par le Mu.ZEE propose de relire cette trajectoire dans toute son amplitude.