Le goût du voyage et la passion de la collection furent les moteurs du Grand Tour, ce périple culturel européen entrepris par de jeunes aristocrates, principalement britanniques, aux XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles. Cette tradition a permis de constituer des collections énormes conservées dans des maisons de campagne. Cet automne, le Mauritshuis de La Haye expose des pièces provenant de trois de ces ‘‘Treasure Houses’’.
Il fallait d’abord que la paix revienne, ce qui fut le cas en 1648, date à laquelle le Traité de Münster mit fin à la Guerre de Trente Ans entre la France et le Saint Empire Romain Germanique. Cette même année, l’Espagne et les Sept Provinces Unies mettaient, elles aussi, fin à leur Guerre de Quatre-Vingts Ans par la Paix de Münster. Résultat : l’Europe redevenait une région plus sûre. Selon l’Oxford English Dictionary, le terme de ‘‘Grand Tour’’ apparaît, pour la première fois, dans The Voyage of Italy, écrit par le prêtre catholique Richard Lassels (ca. 1603-1668), publié à titre posthume en 1670. Pour lui, les voyageurs devaient se perfectionner dans les domaines intellectuel, social, éthique et politique.