léonard-pongo

Léonard Pongo : epiphanie d’un artiste entre deux cultures

L’an dernier, sur les conseils du musée M de Louvain, la coopérative Cera a acquis pour sa collection neuf nouvelles œuvres de trois artistes belges. Parmi celles-ci, trois photographies de Léonard Pongo, un artiste dont on va beaucoup parler cette année. Notamment, pour sa participation à Keys, commissionnée par Koyo Kouoh, l’exposition In Minor à la Biennale de Venise et pour une exposition en solo au FOMU d’Anvers.

TEXTE: Jean-Marc Bodson

Depuis 2011, le musée M Leuven joue un rôle de guide artistique pour Cera, la grande coopérative belge. Sur ses conseils, celle-ci a enrichi sa collection de neuf nouvelles œuvres dont trois photographies. Elles sont de Léonard Pongo (1988), un artiste qui ne cesse de s’interroger sur la manière de représenter le Congo. Et pour cause, sa famille proche du côté de son père en est originaire. Lui-même est né en Belgique et y a étudié, mais tout en baignant dans un imaginaire congolais. Ou plus exactement un imaginaire congolais hors sol, déconnecté et, pour tout dire, biaisé par une éducation occidentale comme il en prit conscience par la suite.