Des dessins à l’opéra, du théâtre à la vidéo, William Kentridge a bâti une œuvre majeure sur les ruines de l’apartheid et les secousses de l’Histoire. À Bozar, lieu qu’il connaît bien, Bruxelles ayant déjà joué un rôle important dans son travail, son parcours se déploie comme une machine à relancer les images, les récits et les formes, entre engagement politique, poésie visuelle et collision des disciplines.
William Kentridge (1955) occupe une place à part dans l’art contemporain. Né à Johannesburg, il a commencé à travailler dans une Afrique du Sud ségrégationniste, où l’art ne pouvait rester à distance du politique. Depuis lors, son œuvre n’a cessé de conjuguer engagement, dimension mémorielle et invention formelle, dans un langage qui associe le dessin, l’animation, la sculpture, la gravure, la vidéo, l’installation et la scène.