Il y a quelques années, le nom de Hans van der Laan ne parlait pas à grand monde, au-delà d’un cercle réduit d’initiés. Aujourd’hui, il est associé à un personnage atypique, théoricien, architecte, designer et moine bénédictin. Et à du mobilier dont la cote connait une croissance qui n’est sans doute pas terminée.
Dom Hans van der Laan conçoit le beau à partir d’une formule mathématique. Pour lui, il naît de la relation entre le plein et le vide, le détail et la forme dans son ensemble, comme entre un objet et l’espace qui l’entoure, et inversement. Si sa notoriété vient d’abord du mobilier, produit entre la fin des années 1960 et le début des années 1970, aujourd’hui recherché par les collectionneurs avisés bien au-delà des Pays-Bas, il était architecte avant d’être designer et homme de Dieu en même temps qu’architecte. Moine dominicain, Hans van der Laan (1904-1991) était fils d’architecte.