Reconnu comme l’un des grands maîtres de l’abstraction d’après-guerre, Bram Bogart est assurément l’un des artistes les plus influents de sa génération. Alors qu’il était partout présent lors de la dernière BRAFA, son marché peine pourtant à refléter l’ampleur de son génie. Éléments de réponse.
Il y a, dans le marché de l’art, des anomalies qui résistent à toute logique. Bram Bogart (1921-2012) en est l’une des plus éclatantes. Cet artiste hors-norme a produit une œuvre considérable, reconnaissable entre mille. Son coup de génie ? Faire de la matière le sujet même de son œuvre, en réalisant des empâtements exubérants, portés par une technique secrète que beaucoup ont tenté de reproduire sans jamais y parvenir. Et si les œuvres de l’artiste belgo-néerlandais s’inscrivent naturellement aux côtés des grands noms de l’abstraction d’après-guerre, Pierre Soulages, Antoni Tàpies ou Lucio Fontana, leurs prix accusent un retard stupéfiant.