Deux ventes aux enchères organisées en juin l’ont clairement démontré : la bande dessinée se porte bien. « Nous nous battons depuis longtemps pour qu’elle soit reconnue comme un genre artistique et, aujourd’hui, cela semble enfin être le cas », souligne Alain Huberty, galeriste et expert en bande dessinée. Qu’est-ce que cela signifie pour le marché ? Et qui sont les collectionneurs ?
Une vente record de 1,5 million d’euros (frais inclus), telle est la somme que générait Banque Dessinée, le département BD d’AZ Auction, le 15 juin dernier. 92 % des 686 lots trouvaient preneur. « Nous proposions quelques pièces exceptionnelles », déclare Arnaud de Partz d’AZ Auction. Par exemple, une planche de Gaston Lagaffe d’André Franquin (105.000 euros) ; un jeu de six cartes scoutes d’Hergé de 1928 (36.000 euros) ; une histoire complète de deux pages de Moebius (34.000 euros) ; un tableau du Chat par Geluck (25.000 euros) ; Tintin au pays des Soviets, album original de 1930 (22.000 euros) ; Bob et Bobette – L’île d’Amphoria, édition originale de 1947 (14.000 euros).