Demeuldre-Coche

Raffinement, naturalisme et liberté

Entrée tardivement dans le concert des productions européennes, la porcelaine bruxelloise atteignit rapidement la perfection grâce à la virtuosité et à la sagacité dartistes et de protagonistes, qui parvinrent à la maintenir de 1786 à 1953. Raoul Warocqué ne se trompait pas quand il achetait aux entreprises Demeuldre et Coché des pièces de luxe ainsi que des cadeaux pour ses administrés. Ayant hérité des archives et de pièces de cette dernière manufacture de Bruxelles, le Domaine & Musée royal de Mariemont lui consacre une exposition.

TEXTE : Anne Hustache

Dès la fin du XVIIe siècle, le désir de concurrencer la magnifique porcelaine chinoise poussa des nombreux artisans et entrepreneurs dAllemagne, de France et de Hollande, à fabriquer cette matière fine et translucide. Lart de la table se transformait aussi à l’époque, les services auparavant en argent ou en étain étant petit à petit remplacés par des pièces de faïence, ensuite substituées par la porcelaine. Bruxelles ne suivit pas directement le mouvement : une manufacture de Tournai, devenue Manufacture royale de

porcelaine en avait acquis le monopole grâce à limpératrice Marie-Thérèse. Mais, sitôt ce privilège expiré, en 1786, la voie était libre…