L’artiste-vedette belge Michaël Borremans a réalisé une sorte d’inventaire de ses peintures sur toile, partie la plus fameuse de son œuvre, tout spécialement pour le musée Voorlinden de Wassenaar. Sa première exposition personnelle dans un musée aux Pays-Bas s’intitule A Confrontation at the Zoo. Ses peintures, délicatement pince-sans-rire et d’une facture époustouflante, traitent de la condition humaine. Le travail de Michaël Borremans est toujours quelque peu provocateur, suscitant réactions et émotions.
« Michaël Borremans est peut-être le plus grand peintre figuratif vivant », écrivait John Vincler dans le New York Times, en 2022. Cette phrase, souvent citée, démontre en tout cas le statut de l’artiste sur la scène internationale. Il a commencé à peindre vers 1996. Toutefois, lorsque la Zeno X Gallery d’Anvers a décidé de s’occuper de lui, son ascension fut rapide. Sa dernière exposition organisée par l’enseigne date de la fin 2020. Aujourd’hui, la David Zwirner Gallery, où il est entré en 2003, est la seule à le représenter. Ce qui n’est pas rien, car il s’agit en réalité d’un empire possédant des succursales à New York, Los Angeles, Londres, Paris et Hong Kong. « Ma production est trop petite pour exposer régulièrement dans une autre galerie en Belgique. Je désire vivre de manière moins stressante », explique l’artiste. Qu’il s’agisse de peintures, de dessins, de sculptures ou de films, l’art du Gantois Michaël Borremans (1963) nous parle de nous, de notre monde et de notre époque. Souvent, il s’inspire de fragments d’histoire de l’art : « La réalité, telle qu’elle se présente aujourd’hui, économiquement, politiquement, culturellement, philosophiquement… tout découle du passé.