Son gabarit l’a installé parmi les animaux les plus intimement liés au divin : de l’Egypte à Rome en passant par la Mésopotamie, la figure du taureau marque toute l’Antiquité, avant d’être reproduit tant en sculpture qu’en peinture, du Moyen Âge à nos jours. La liste de ses attributions étant longue, nous ne pouvons donc que l’effleurer ici.
Le taureau apparaît de manière récurrente sur les parois des grottes préhistoriques et donne même son nom à l’une des salles de Lascaux. Symbole de fertilité, de puissance sexuelle et physique, il est vénéré sous le nom d‘Apis dans l’Egypte ancienne. C’est en un taureau blanc que se transforme Zeus afin d’enlever la princesse Europe sur l’île de Crète et c’est également le même bovin qui séduit Pasiphaé, épouse du roi Minos. Signe astrologique, il constitue une constellation du zodiaque. Membre du tétramorphe, il est le symbole de l’évangéliste Luc dans la tradition chrétienne. Il est aussi celui que doit occire Mithra afin de régénérer les forces de la nature. Et comment ne pas évoquer les tauromachies et autres spectacles taurins qui, de l’Espagne au Chili en passant par le Pays Basque, s’inscrivent profondément dans les traditions populaires de nombreux pays ?