Collectionner à petite échelle

Une salière de trois centimètres, de petites assiettes de huit millimètres de diamètre, une couronne en argent à trois niveaux, haute de onze centimètres, laquelle compte parmi les pièces les plus imposantes. Début décembre, une collection d’argenterie miniature néerlandaise des XVIIe et XVIIIe siècles sera mise à l’encan à Goes. Plus de 160 objets, réunis sur quatre décennies, seront proposés individuellement et sans prix de réserve. Leur écrin commun, la maison de poupée Amstel-Hoven, ne sera en revanche pas incluse dans la vente.

TEXTE : Els Bracke

Au premier abord, l’Amstel-Hoven semble raconter une histoire unique. Derrière sa façade du XIXe siècle se cache un intérieur historique, orné de sols de parquet et de marbre, de tentures de soie, de porcelaines, de mobilier et, surtout, d’une abondance d’objets en argent. Pourtant, il ne s’agit pas d’une maison de poupée ayant évolué naturellement au fil du temps, préservant son architecture, son décor et son contenu comme un tout cohérent. Les collectionneurs Lasseur et Kusters ont acquis cette demeure miniature, sans son contenu, lors d’une vente aux enchères en Allemagne, il y a environ vingt-cinq ans.