Charles De Cordier, neveu de l’artiste Thierry De Cordier, a ouvert il y a sept ans sa propre galerie à Gand. Avec un grand sens de l’esthétique, il a réuni une sélection éclectique d’objets et de talents contemporains. L’été dernier, Jonathan Dierks, avec qui il a collaboré pendant treize ans chez TASCHEN, devenait son associé. L’occasion de changer le nom de l’enseigne en noon gallery et d’ouvrir, en janvier dernier, un second espace sur le Vlaamsekaai, à Anvers. COLLECT s’est entretenu avec Charles De Cordier du futur de la galerie et de l’exposition d’Orlando Gruwez et Sofie Steegen, à Anvers.
Ce changement de nom et l’ouverture d’un second espace représentent-ils aussi un changement de cap ?
« Maintenant que c’est devenu notre activité principale, nous souhaitons surtout miser sur un engagement plus fort envers nos artistes, afin de les accompagner et de les soutenir sur le long terme. Nous pouvons désormais participer à des foires en Belgique et à l’étranger. Nous avons déjà pris part à Photo London, PAN Amsterdam, BADAFF et Art Rotterdam. Par ailleurs, nous souhaitons aussi présenter des éditions limitées et des pièces rares. Notre nouvel espace d’Anvers est plus grand et comprend deux niveaux, ce qui nous permet d’organiser des expositions plus vastes qu’à Gand et de créer deux univers : par exemple, l’art au-dessus et les éditions limitées en bas.