Montigny

Jenny Montigny, le retour d’une pionnière

Longtemps restée dans l’ombre d’Émile Claus, l’impressionniste gantoise Jenny Montigny prend sa revanche aux enchères. Portée par la rétrospective que lui consacre actuellement le MSK de Gand, sa cote se renforce, soutenue par des collectionneurs amateurs de scènes luministes authentiques. Analyse d’un marché en pleine effervescence.

TEXTE : Christophe Dosogne

l est des destins qui s’écrivent dans l’ombre portée des géants, avant que la postérité, et la clairvoyance du marché, ne vienne en bousculer l’ordonnance. Longtemps, Jenny Montigny (1875-1937) fut confinée au rôle de muse clandestine, de fidèle élève, ou de simple note de bas de page dans la biographie d’Émile Claus (1849-1924), le maître incontesté du luminisme flamand. Aujourd’hui, alors que les institutions et les collectionneurs redécouvrent enfin la puissance de l’impressionnisme au féminin, l’artiste s’impose comme une figure majeure, affranchie de sa tutelle historique.